Décoration de la Chapelle

Si la chapelle de l’École Militaire est invisible de l’extérieur, nombreux sont en revanche les éléments présents à l’intérieur qui nous rappellent que ce lieu est, depuis l’origine, dédié à Dieu.

Le Maître Autel

Le maître autel que l’on peut voir actuellement est une reconstitution de l’autel d’origine dessiné par Gabriel. En 1880, après l’installation de l’École Supérieure de Guerre dans les bâtiments de l’École Militaire la grille de communion et l’autel sont vendus à Saint Pierre du Gros Caillou alors en construction. La chapelle n’est en effet plus utilisée. En 1934, les tableaux réintègrent l’École Militaire. Ce retour ouvre l’ère du rassemblement du patrimoine de la chapelle puisqu’en 1939, la grille de communion rejoint les tableaux. Les derniers travaux sont accomplis en 1952 avec la reconstruction complète de l’autel. Ils permettent la réouverture de la chapelle.

L’autel était auparavant décoré de dix chandeliers d’or et d’une croix monumentale ornée de fleur de lys et liée à l’autel par un serpent. Ces éléments ont disparu avec la Révolution de même qu’il ne reste rien de la représentation de l’agneau mystique qui ornait le médaillon central aujourd’hui vide. Cependant, on peut toujours admirer la porte du tabernacle de bronze doré, qui représente Jésus instituant le sacrement de l’Eucharistie.

La voûte

La voûte de la chapelle présente un vaste espace vide encadré d’un cordon autour duquel s’enroulent des feuilles. Des deux côtés, deux losanges nous rappellent que la chapelle est dédiée à Saint louis : d’un côté le chiffre du souverain –S.L.-, de l’autre la couronne d’épines. Ce ne sont d’ailleurs pas les seules évocations du Saint. En plus des tableaux, on trouve sur la gauche de l’autel un bas relief sur lequel figure un trophée formé d’objets de culte et d’ornements sacerdotaux. C’est sur ce bas relief, sur une chape cachant une crosse d’évêque, qu’est représenté le roi.

De part et d’autre de la voûte, on remarque deux hauts-reliefs attribués à PAJOU, sans preuve cependant. Au-dessus de l’autel, deux anges se prosternent devant l’agneau mystique que supporte un autel couvert de draperies. Le vacarme terrifiant de l’apocalypse est évoqué par le geste des deux anges qui se bouchent les oreilles. De l’autre côté de la voûte, au-dessus de l’orgue, des angelots soutiennent une croix dans les nuées.

La tribune

Du côté opposé à l’autel, quatre colonnes ioniques servent d’appui à une élégante tribune sur laquelle est placé l’orgue. L’instrument a été inauguré en 1970 et ne semble pas à sa place dans la chapelle : il cache notamment la porte surmontée d’un fronton qui conduit à l’ancienne salle du conseil.

L’orgue d’origine, construit en 1773 par le facteur d’orgue Adrien LEPINE ne présentait pas le même inconvénient. L’une de ses particularités était de laisser au centre une arcade vide permettant le passage. Après la fermeture de l’École Militaire le premier avril 1778 et l’entrée des révolutionnaires dans les bâtiments au cours de l’année suivante, il a été démonté et installé aux Menus Plaisirs. Il n’existe plus actuellement.

En 1951, suite à la réouverture de la chapelle, un nouvel orgue construit par le facteur d’orgue MERKLIN est installé. Il n’a jamais fonctionné et a été remplacé en 1970 par un nouvel orgue construit par l’entreprise GONZALEZ.

 

Orgue GONZALEZ et tribune

Orgue GONZALEZ et tribune

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© Copyright Aumônerie de l'École Militaire / Patrick LE QUÉRÉ 1999 - Dernière mise à jour le 30/11/04