Aumonerie de l'Ecole Militaire

 
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  La Chapelle Saint Louis de l'École Militaire

 

 

 
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Saint Louis en onze tableaux

 

 

 

 

 

Saint Louis en onze tableaux - La succession de Louis VIII

 

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"Bien lui fut métier qu’il eût en sa jeunesse l’aide de Dieu, car sa mère qui était venue d’Espagne, n’avait ni parent ni ami dans tout le royaume de France."
Joinville

 

A la mort du roi Louis VIII, le futur Saint Louis n’a que douze ans. Selon les habitudes de la monarchie, une régence s’impose jusqu’à ce que le nouveau souverain atteigne l’âge de la majorité. La nomination d’un "bailli", autrement dit d’un régent entraîne de graves difficultés.

Deux groupes sont en effet en rivalité ouverte. Ainsi, les grands nobles et barons écartés du pouvoir par Philippe Auguste et Louis VIII, et qui rêvent d’un retour à la situation initiale s’opposent aux conseillers que se sont choisis les deux souverains : un conseil de bourgeois et de membres de la petite bourgeoisie qui constituent le noyau dur du gouvernement avec lequel s’est effectué la réorganisation de la France.

Si la puissance du pouvoir de Philippe Auguste puis de Louis VIII ôtait aux barons toute chance de retrouver le pouvoir, la mort prématurée du souverain leur rend des espoirs, puisque Louis VIII a omis de donner des instructions concernant la régence, se contentant de faire prêter aux barons le serment de garantir le sacre du Prince Louis.

Deux "candidats" se disputent la place de bailli. Le premier, Philippe Hurepel, chevalier et prince du sang jouit de l’appui des barons qui pensent pouvoir ainsi retrouver leur pouvoir. Le second n’est autre que Blanche de Castille, mère de Louis IX et épouse de Louis VIII, soutenue par le groupe alors au gouvernement qui espère conserver sa place. Les chances de Blanche de Castille d’accéder au pouvoir semblent très restreintes. Tandis que Hurepel à qui la régence appartient en réalité de droit puisqu’il est le plus proche parent masculin du Prince Louis est soutenu par la majorité des barons, la mère du futur souverain, fille d’Alphonse VII, Roi de Castille est encore considérée par tous comme une étrangère. De plus, la douleur de la Reine face à la mort de son mari ne lui permet pas de mener un combat sérieux.

Alors que tout semble joué en faveur des barons, ceux ci commettent une erreur qui leur ôte tout espoir d’accéder au pouvoir. En effet, à Montpensier, ils n’osent pas refuser le serment d’allégeance à Louis IX et se trouvent forcés d’accepter le choix du jeune roi naturellement favorable à la nomination de sa mère. Celle-ci accède donc au poste de Régente avant même que les barons n’aient le temps de prendre des mesures. Ainsi, les anciens conseillers du Roi Louis VIII gardent-ils le pouvoir, ce qui représente une importante nouveauté dans l’histoire de la monarchie : pour la première fois, une équipe survit au roi qui l’a nommée.

Cependant, la régence s’annonce difficile. La Reine n’a accédé au pouvoir que par la volonté d’une minorité, alors que pour tous elle reste non seulement une femme, mais en plus une étrangère, ce que la haute noblesse supporte difficilement. Dès le sacre de Louis IX se manifestent des oppositions.

 

 

Saint Louis remet la regence du royaume a sa mere
VIEN, Saint Louis remet la régence du royaume à sa mère (1773)

Le tableau

Parce qu’il représente un événement postérieur au sacre de Saint Louis, ce tableau devrait être le placé à la place de la toile de VAN LOO. L’ordre adopté en 1934 est en effet peu rationnel et ne correspond pas à la disposition prévue à l’origine.

La concrétisation de la remise de la régence se fait par le don d’un gouvernail symbolique que le jeune Roi tend à sa mère. Habillé de violet, le cardinal Romain de Saint Ange semble guider le geste de Saint Louis. On peut s’interroger sur la présence des deux jeunes gens qui, debout à droite du Roi et malgré la solennité du moment, paraissent s’entretenir de la scène.

 

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