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Mini-guide historique et architectural
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Situés au cœur du septième arrondissement, les bâtiments de
l’École Militaire s’ouvrent largement sur le Champ de Mars.
Leur construction fut décidée en 1751 par le roi Louis XV.
Cependant, le projet fut principalement soutenu et financé
par Madame de Pompadour, influencée par Pâris Duverney, dans
le but d’offrir aux jeunes nobles ruinés un enseignement
militaire. Les ailes sur la cour d’honneur ainsi que la
façade sur le Champ de Mars furent achevées sous Louis XVI,
d'après les plans de Gabriel.
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La façade côté place JOFFRE
Le long du Champ de Mars, la façade se découpe en quatre
ailes groupées symétriquement autour de la partie
principale, « Le Château », ancienne entrée principale de
l’École Militaire, aujourd'hui accès à la chapelle. Dix
colonnes corinthiennes embrassant deux étages soutiennent un
élégant fronton frappé des armes de Louis XV, encadrés par
deux génies. Surmontant les balustrades et placées
symétriquement, quatre statues figurent, de droite à gauche,
la Force, la Paix, la France, et la Victoire. Cette dernière
allégorie est en réalité une œuvre de Mouchy, représentant
le souverain Louis XV, vêtu à l'antique, miraculeusement
rescapée de la Révolution française. Deux figures d'angle
viennent s'ajouter à cet ensemble que couronne un dôme
quadrangulaire.
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Historique de la Chapelle
Saint Louis La construction de la chapelle commença en
1768, sous la direction de La Touche, d'après les plans de
J. Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV.
Cependant, la première pierre ne fut posée et bénie que le 5
juillet 1769. Consacrée à Saint Louis, Saint patron des
armées, la chapelle fut dès son ouverture en 1773 décorée de
onze tableaux illustrant la vie du Roi (voir la partie
"Décor et architecture"). Aujourd’hui, seules neuf toiles
subsistent. Les onze œuvres ont en effet été dispersées, et
n'ont été replacées qu'en 1938.
La chapelle fut plusieurs fois fermée au culte. En 1880,
l'autel, les consoles et la grille de communion furent même
transportées à Saint Pierre du Gros Caillou et ne furent
replacées à Saint Louis que pour la réouverture de la
chapelle en 1951.
Bonaparte reçut la confirmation à Saint Louis en 1785,
alors qu'il était élève à l’École Militaire.
Au-dessous de la chapelle, une crypte datant de la même
époque renferme les restes de Pâris Duverney, fondateur et
premier intendant de l’École Militaire.
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Décor et architecture de la
Chapelle Bien que commencée sous Louis XV, la chapelle
Saint Louis de l’École Militaire est un modèle
d'architecture de style Louis XVI.
Elle se présente sous la forme d'une grande salle au
plafond en voûte à berceau surbaissé, à la base duquel
s'ouvrent, sur les grands côtés, des œils de bœuf. La voûte
repose sur une corniche, soutenue par huit colonnes d'ordre
corinthien monumental qui englobent toute la hauteur de
l'édifice.
Du côté opposé à l'autel, quatre colonnes ioniques
servent d'appui à une élégante tribune sur laquelle est
placé l'orgue.
Le maître-autel au fond du chœur est une œuvre de
l'architecte de l’École Militaire, Gabriel. Les consoles qui
le flanquent, ainsi que la grille de communion, ont été
réalisées par son élève, Caffieri.
La chapelle est décorée de neuf toiles, illustrant des
épisodes de la vie de Saint Louis. La plus connue est celle
qui surplombe le maître-autel: La Dernière Communion de
Saint Louis, par Doyen.
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